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Les Directeurs d’incubateur de l’Enseignement Supérieur membres de IES ! se réuniront les 2 et 3 juillet prochains à Alès Nîmes.

Programme provisoire : assemblée générale, visite de l'incubateur Innov'Up, mise en place du nouveau site web du réseau, projet d'outil de suivi et de gestion des incubateurs, organisation de la rencontre des incubés fin Novembre à Paris.

 

Suite à l’appel aux citoyens lancé par le Gouvernement dans le cadre des assises de l’Entrepreneuriat, les membres du réseau IES ! se sont concertés et ont soumis des propositions de mesures d’appui à la création d’entreprise adaptées au cas très spécifique des étudiants entrepreneurs. Les propositions formulées par le réseau IES ! ont retenu l’attention de l’APCE, qui a demandé au Réseau plus de précisions concernant trois d’entre elles.
Voici les propositions de IES ! en faveur de l’entrepreneuriat étudiant:


•    La mise en place « chéquier entrepreneur » :

Il aurait pour but de permettre aux porteurs de projet clairement inscrits dans une démarche d’acquisition des compétences entrepreneuriales (i.e. validation d’une formation sur la thématique de l’entrepreneuriat) de bénéficier de ressources leur permettant de progresser dans leur projet d’entreprendre. La valeur ajoutée d’un tel chéquier serait de sécuriser les porteurs de projet.
Ce "Chéquier Entrepreneur" devrait être utilisé pour financer de l'immatériel. Il permettrait l’accès privilégié à l’un ou plusieurs des dispositifs suivants :
-    Un accompagnement / appui par des acteurs socio-économiques du soutien à la création d’entreprise ;
-    Un parrainage / tutorat par un entrepreneur volontaire en activité ou à la retraite ;
-    Des formations spécifiques portées par des acteurs socio-économiques du soutien à la création d’entreprise ;
-    L’accès à des stages portant sur la création d’activité ;
-    A plus long terme, faire bénéficier les porteurs de projet d’allocations entrepreneuriat à percevoir sous forme d’indemnités mensuelles durant les phases d’incubation préalables à la création s’entreprise.


•    La création d’un « contrat CAPE incubateur » :

Le Contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE) est un contrat écrit par lequel une société ou une association s’engage à fournir aide et assistance pendant la phase préparatoire et éventuellement le début de l’activité, à un porteur de projet. Avant l’immatriculation, la structure accompagnatrice est responsable vis-à-vis des tiers. Elle « prête » son numéro de SIRET au bénéficiaire et s’assure en conséquence en responsabilité civile. Or, aucun établissement de l’Enseignement Supérieur en France n’est en mesure, sur le plan juridique, de pouvoir “confier” son numéro de SIRET au porteur de projet en incubation et de prendre en charge la responsabilité civile des activités commerciales des porteurs !
La mise en place d’un contrat “CAPE Incubateur” allégé par rapport au contrat “CAPE couveuse” actuellement en vigueur permettrait de résoudre la problématique des incubateurs et de respecter les règles définies par l’URSSAF. Ce contrat allégé n’imposerait pas :
-    Le prêt du SIRET ce qui supprimerait le risque de responsabilité civile de l’Etablissement Public Administratif vis-à-vis d’un projet « privé » ;
-    L’assujettissement au régime d’assurance-chômage ce qui supprimerait le risque d’encouragement à l’abandon de projets qui serait couvert par l’Etablissement Public Administratif.


•    Un possible refinancement des emprunts contractés par des étudiants entrepreneurs :

Beaucoup d’étudiant ne se lancent pas dans la création d’entreprise car ils doivent rembourser l’emprunt qu’ils ont contracté pour financer leurs études.
L’idée serait alors de proposer un marché à l’étudiant porteur de projet :
-    Il s’engage dans le processus de création d’entreprise et s’engage à créer en France (refinancement par l’Etat) ou en région (refinancement par la Région)
-    Le refinanceur (L’Etat ou la Région) prend en charge les remboursements de son emprunt durant le lancement de son projet sous la forme d’une avance remboursable en cas de succès.
Si la création de l’entreprise est un succès, l’entreprise créée (ou le porteur) rembourse le refinanceur de ce qu’il a pris en charge et reprend le remboursement pour le solde. Sinon, le porteur ne rembourse pas le refinanceur mais il reprend le remboursement pour le solde (après une période de carence pour lui permettre de trouver un emploi).
Cette aide agirait directement sur la création d’entreprise en permettant à des étudiants/jeunes diplômés motivés de se lancer sans avoir à se préoccuper du remboursement de leur emprunt.

Le réseau espère ainsi que le Gouvernement mettra en place de nouvelles actions/dispositifs d’aide qui prendront en compte les besoins spécifiques des jeunes entrepreneurs et des structures qui les accompagnent.

Benjamin VANNIER

Les « rencontres entrepreneuriales » organisées par Efrei Entrepreneurs, démarrent. Celle qui a eu lieu le 11 décembre dernier à l’Efrei fut un réel succès ! Elle a permis de réunir autour de la thématique des « pactes d’actionnaires » environs 70 personnes impliquées dans un parcours de création ou de reprise d’entreprises. Me Pascale Moulin, avocat, qui intervient au titre du partenariat entre Efrei entrepreneurs et le Rotary club Paris Sud Est, est intervenue au cours d’une conférence d’une heure.

La soirée démarra par une rapide présentation des activités d’Efrei Entrepreneurs, de ses valeurs, ainsi que des actions du Rotary International dans le monde, et plus particulièrement celles du Rotary Club Paris Sud Est.

Me Pascale Moulin prit ensuite la parole pour développer un exposé particulièrement clair sur les « accords entre actionnaires ».


On se pose souvent la question, lors d’une association au capital d’une entreprise, de savoir comment les choses se déroulent en cas de conflit ou de désir de sortie de l’entreprise (sortie du capital entre autres). « La question n’est pas simple car elle recouvre en fait plusieurs accords : les statuts signés à l’origine, et les différents accords qui viennent ensuite s’ajouter tout au long de la vie de l’entreprise et de l’entrée-sortie des actionnaires ou associés (investisseurs successifs, etc.) » indique Me Moulin. A cela se surajoute la question du choix de la structure juridique.

Ce sont ces aspects que Me Pascale Moulin a abordés et a essayé de rendre compréhensibles… tout en attirant l’attention du public sur la complexité et l’hétérogénéité des situations.

Clauses d’agrément – Clauses de préférence

Parmi les éléments qui ont été abordés durant la conférence, le premier fut relatif aux « Clauses d’agrément ». Elles sont généralement inscrites dans les statuts.  Elles permettent de « fermer » le capital, et surtout de faire en sorte qu’une nouvelle entrée d’actionnaires (soit suite à une vente d’actions, soit suite au décès d’un des actionnaires) soit agréée par la communauté.

 « A la clause d’agrément on peut ajouter la « clause de préférence » qui permet effectivement, lorsqu’un actionnaire désire céder tout ou partie de ses actions, qu’il le fasse « de préférence » aux actionnaires déjà présents dans le Capital de l’entreprise » fait remarquer Me Moulin.

Catégories d’associés ou d’actionnaires.

Il est également possible de créer des « catégories d’actionnaires », et ainsi prévoir que les actionnaires fondateurs puissent avoir des avantages en terme de droits de vote par exemple, que n’auront pas les actionnaires suivants issus d’un second ou troisième « tour de table ».

Modalités de sortie : Majoritaires contre minoritaires.

Lorsque l’on prévoit l’entrée au capital d’une entreprise, il convient également d’en prévoir la sortie. Afin d’éviter des discussions ou spoliations. Eviter par exemple que des actionnaires minoritaires ne puissent bloquer une cession d’actions, mais aussi que les majoritaires ne vendent à un « prix de majoritaire » et laissent les minoritaires seuls affronter l’acheteur, en situation de faiblesse. Il peut être prévu que les majoritaires, doivent vendre leurs actions avec celles des minoritaires et au même prix. Aux minoritaires ensuite de prendre position en acceptant ou refusant la transaction sur leurs propres actions. « Ces clauses sont assez faciles à mettre en place, il convient cependant de bien y réfléchir avant » indique Me Moulin.

Evaluation des titres

Le pacte d’actionnaires peut aussi intégrer la question de l’évaluation des titres lors de la sortie d’un actionnaire fondateur par exemple. On peut réaliser ce calcul en fonction de l’actif net, du montant des capitaux propres, du montant des bénéfices… Mais là aussi une vigilance particulière est importante car « on peut très bien imaginer une entreprise avec peu de capitaux propres… et dont la valeur réside surtout dans la clientèle, les contrats signés par exemple » indique Me Moulin. Ces clauses doivent être bien réfléchies car elles peuvent s’appliquer des années après… alors que les conditions et l’environnement de l’entreprise ont changé.

Place des fondateurs

Un « pacte d’actionnaire » est amené à évoluer… voire à être complété par un autre pacte avec de nouveaux actionnaires. « C’est là que les choses se compliquent parfois» ajoute Me Moulin, car « parfois les statuts et les pactes successifs ressemblent à un Mille-feuilles et peuvent se contredire, s’ils n’ont pas été correctement réfléchis ».  Les fondateurs peuvent à l’origine prévoir une interdiction de sortie du capital durant 10 ans par exemple… ou cette condition peut aussi être imposée par les investisseurs ou les Business Angel d’un premier tour de table, par exemple.

Clauses de non dilution

La protection des actionnaires minoritaires est aussi au cœur du pacte. Afin d’éviter que leurs droits de votes ne soient « dilués » au cours des augmentations de capital successives, il est possible d’octroyer des droits de votes différents selon les actions.

Il est en effet  possible de prévoir des « règles de votes »… par exemple pour éviter que des actionnaires fondateurs se retrouvent « dilués » et « sans pouvoir » on peut créer différentes catégories d’actions A, B, C, etc.,  qui correspondent à des actionnaires différents (et souvent entrés à des périodes différentes). A ces catégories d’actions peuvent être attachés des droits de votes différents selon les cas.

A tout cela, lors de l’entrée d’un investisseur on ajoute les « droits d’entrées » qui permettent effectivement de lever des capitaux importants tenant compte de la valorisation de l’entreprise et donc souvent permettant aux actionnaires d’origine de garder la majorité du Capital de l’entreprise.

Clauses de non concurrence

Il peut être également prévu lors de la sortie d’un actionnaire, que ce dernier s’interdise de créer une activité concurrente ou similaire durant un temps déterminé, sur un périmètre géographique spécifique.

Opposabilité du pacte

Si le pacte d’actionnaire peut être tenu secret, « il est important de prévoir une clause d’opposabilité aux héritiers par exemple » ajoute Me Moulin. Afin que les engagements pris par le défunt soient respectés et tenus.

Statuts d’entreprise

Me Moulin a insisté sur le « statut particulièrement souple de la SAS » qui permet de prévoir que les dirigeants soient nommés définitivement ou pour une période déterminée, la présence ou non d’un Conseil d’administration…  statut qui se prête assez bien selon elle a l’évolution d’une Start up et aux entrées successives d’investisseurs.

Les entrepreneurs présents ont pu ensuite échanger avec Me Moulin et l’assemblée… avant de se retrouver autour d’un cocktail qui leur a permis de faire du « networking ».

Efrei Entrepreneurs tient à remercier les étudiants d’EPS (Efrei Picture Studio) présents qui ont filmé l’intervention, les étudiants d’EfreiTech (l’Académie du numérique) qui ont aidé à l’organisation, et l’ensemble du personnel Efrei qui s’est impliqué dans l’organisation de cette soirée. Une mention particulière pour le Rotary Paris Sud Est et son implication dans l’appui au développement de l’entrepreneuriat. Merci !

 

Xavier Bouvier
Responsable d’Efrei Entrepreneurs

Les Directeurs d’incubateur de l’Enseignement Supérieur membres de IES ! se réuniront les 29 et 30 janvier prochains, dans les locaux de l’Institut Mines-Télécom à Paris.

Ce séminaire de deux jours sera l’occasion d’aborder des thématiques structurantes pour le Réseau, telles que la mutualisation des moyens d’accompagnement et de gestion des incubateurs entre les différents incubateurs IES !, ou bien la participation du Réseau à des événements ciblés.

Au programme également : de nombreux échanges de bonnes pratiques concernant l’accompagnement à la création d’entreprise, et notamment l’accompagnement des étudiants créateurs.

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Le W Project est un projet qui part à la rencontre d'entrepreneurs français de l'étranger, dans 14 pays du monde, et pendant une année entière (de janvier 2013 à janvier 2014). L'objectif des deux fondateurs de ce projet, Brice de Matharel et Thomas Nanterme (Audencia Nantes, Promotion 2012), est de mener une étude de marché et une phase de prospection en vue d'une potentielle création d'entreprise à leur retour en 2014.

Le projet s’organise autour de deux volets

- Un volet online : sur un site Internet dédié, à venir prochainement, des reportages globaux sur l'entrepreneuriat français à l'étranger publiés en fin de mois, ainsi que des portraits d’entrepreneurs chaque semaine.

- Un volet offline : dans chaque pays, des rendez-vous d'entrepreneurs, avec les collaborateurs de leurs partenaires et leur communauté, qui leur permettront de réfléchir à des problématiques spécifiques de création et d’implantation d'entreprises à l'étranger.

Ce projet a notamment été financé via la plateforme de financement participatif Ulule.

 

Suivre le W Project sur Twitter : @_WProject_


Pour tout renseignement : wproject.ent(at)gmail.com 

Les Grandes Ecoles de commerce et d’ingénieurs sont de plus en plus nombreuses à développer, en plus de leur incubateur d’entreprises, un fonds permettant de financer certains projets de création d’entreprise développés par des étudiants ou des diplômés. Comment se sont développés ces fonds d’investissement, et comment fonctionnent-ils concrètement ? Focus sur deux fonds d’Ecoles, différents dans leur approche : 3T Capital de l’Institut Mines Télécom, et Cèdre Participations de l’Efrei.
 

  •     3T Capital :

Le fonds d’investissement 3T Capital a été créé en 2010, par trois associés ayant une expérience opérationnelle, d’entrepreneur ou de chef d’entreprise, afin de répondre aux besoins de financement des start-ups qui se développent au sein de l’Institut Télécom. « C’est dans la continuité de mon parcours d’entrepreneur que j’ai eu envie de créer un outil ayant vocation à aider les sociétés en amorçage. C’est d’ailleurs un plus dans cette activité de pouvoir être proche des créateurs, et de pouvoir contribuer au développement des entreprises» nous explique Gilles Debuchy, co-fondateur de 3T Capital.

Le fonds, dans lequel les fondateurs et l’Institut Telecom ont eux-mêmes investi, a vu le jour grâce au soutien financier de CDC Entreprises et du Fonds Européen d’Investissement. « Pour les convaincre, il a fallu notamment mettre en avant l’équipe et la capacité de l’Institut Mines Télécom à être un vivier de projets suffisamment riche » : les trois fondateurs ont ainsi récolté 20 millions d’euros, qui sont utilisés pour financer des entreprises en création au sein de l’Institut Mines Télécom. Un très fort partenariat de fait existe en effet entre les deux structures.

A ce jour, 3T Capital a investi dans sept projets d’entreprises, avec une fourchette d’intervention allant de 0.3 à 1.5 millions d’euros. L’objectif affiché de la structure : financer une vingtaine de projets au total.

Les projets soutenus par 3T Capital doivent posséder un fort savoir-faire technologique et être prêts à se développer commercialement, mais il n’existe pas de profil-type des entreprises financées, comme nous le rappelle M. Debuchy : « Nous n’avons pas de critère prédéfini pour choisir un projet. Il existe bien sûr de nombreuses conditions nécessaires pour qu’un investissement soit possible (comme le caractère innovant du projet, la capacité de l’équipe à vendre, à maîtriser son environnement, etc.) mais aucune d’elle n’est suffisante : au final, c’est un faisceau d’indices qui convergent et que doit renforcer un affectio societatis indispensable avec le management ». Ceci illustre bien la volonté affichée de 3T Capital d’être un véritable partenaire des entrepreneurs, qui les aide à structurer et à orienter leur entreprise très tôt dans leur parcours, et surtout dans la durée.

Quels sont les conseils de M. Debuchy pour parvenir à mettre en place ce type de fonds d’investissement ? « De s’armer de patience ! Il est en effet très difficile de trouver des fonds, même pour les professionnels qui travaillent dans le métier depuis longtemps. Finalement, c’est presque un projet de start-up comme un autre !».

 

  •     Cèdre Participations :

Le fonds d’amorçage Cèdre Participations a été créé en 2009 par l’Efrei, l’association des Diplômés AI Efrei, ainsi que le CEDRE (Club des Entrepreneurs, Dirigeants et Repreneurs d’Entreprises). L’objet de la structure : financer, mais aussi accompagner les créations d’entreprises au sein du Réseau de l’Efrei. « J’avais l’habitude de participer à des revues de projets qui avaient lieu chaque année à l’Ecole. Je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de projets qui avaient besoin de financement, mais surtout d’accompagnement pour se développer, et d’un accompagnement ancré dans le temps » nous explique Alain Mathieu, Fondateur et Président de Cèdre Participations.

L’accompagnement des créateurs d’entreprises est en effet un point-clé pour Cèdre Participations : « Nous avions d’abord la volonté d’accompagner les projets, et l’apport en financement avec une contrepartie sous forme de dividende est venu en plus de cela, comme moyen de rémunérer le suivi qui est fait et qui demande beaucoup de temps ». Cet accompagnement est pris en charge par des anciens de l’Ecole, comme nous l’indique Jean-François Lambert, le Président du Conseil d’Investissement : « On attribue un coach à chaque projet, en fonction du domaine d’activité de la future entreprise. Le coach, un ancien de l’Ecole, accompagne le créateur, participe à la réflexion sur le développement de la structure, et à la mise en place d’outils pour le projet ».

Ce sont également les anciens de l’Ecole qui financent le fonds d’amorçage, en souscrivant à des actions émises périodiquement par la société. A ce jour, le fonds compte 40 actionnaires, un montant moyen compris entre 4 000 euros et 5 000 euros. Les contributions vont de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Pour M. Lambert, c’est une démarche naturelle de la part de ces diplômés de l’Ecole : « les anciens y trouvent un double intérêt : premièrement un intérêt fiscal, puisque le fait d’investir dans le fonds donne droit à une réduction d’impôt, au titre de l’IR ou bien de l’ISF [Cèdre Participations est éligible au dispositif TEPA, ainsi qu’à d’autres réductions d’impôts, ndlr] ; deuxièmement, un intérêt d’investissement dans un projet porté par un étudiant ou diplômé de son Ecole, d’apporter de l’argent et des compétences pour ce projet ».

Les projets présentés à l’équipe de Cèdre Participations, le sont entre autres par le Référent entrepreneuriat de l’Efrei, Xavier Bouvier. Ils sont choisis en se basant sur des critères comme la qualité de l’équipe, le potentiel du projet, mais également le besoin en accompagnement, comme nous l’explique M. Mathieu « il faut que Cèdre Participations puisse apporter quelque chose au projet en termes d’accompagnement. Il nous est déjà arrivé de ne pas investir dans des projets parce que nous ne voyions pas ce que nous pourrions leur apporter ». Les start-up peuvent ainsi lever des fonds allant de quelques milliers d’euros, jusqu’à 100 000 euros dans certains cas.

Trois possibilités de sorties s’offrent au fonds d’amorçage : la revente des titres aux fondateurs, à d’autres investisseurs, ou bien à un industriel du secteur.

Comment faire pour monter ce type de fonds d’amorçage, qui s’appuie sur le réseau des diplômés de l’Ecole ? « Il faut pouvoir y consacrer du temps, pour la recherche et l’identification des projets notamment, et pour leur qualification. Cela demande en effet une analyse longue, et des contacts réguliers avec les fondateurs. Ensuite, il est nécessaire de constituer une équipe variée, qui rassemble des personnes ayant des compétences complémentaires (expertise financière, en valorisation d’entreprise, expertise dans les secteurs dans lesquels le fonds investit, etc.)» selon M. Lambert. Cette vision des choses est partagée par M. Mathieu, pour qui le plus important c’est « d’être patient et d’avoir une vision long terme, tout d’abord dans le sourcing des projets, mais aussi dans le processus d’investissement. C’est l’originalité de Cèdre Participations : notre vision long terme. Le fonds permet également d’apporter une activité supplémentaire à la vie de l’association des anciens, en leur fournissant une motivation et des occasions de se rencontrer ».

 
Il existe d’autres modèles de fonds d’investissement pour aider de jeunes start-up en création au sein d’Etablissements de l’enseignement supérieur. C’est à l’Ecole souhaitant en développer un qu’il convient de choisir celui qui correspond le mieux à sa vision du financement de l’entrepreneuriat.

 
Sources : Site internet 3T Capital (http://fr.3tcapital.com/)

                 Site internet Cèdre Participations (www.cedre-participations.com/)

                 Interview de M. Gilles Debuchy, co-fondateur de 3T Capital

                 Interview de M. Jean-François Lambert, Président du Conseil d’Investissement de

                 Cèdre Participations

                 Interview de M. Alain Mathieu, fondateur et Président de Cèdre Participations

 

Claire Spohr

 

Le principe de finance participative, ou « mise en relation quasi directe d’entrepreneurs à la recherche de financements avec des épargnants qui souhaitent faire fructifier leur argent, via des plateformes Internet » (La Tribune, « Le crowdfunding français donne de la voix », 28/03/2012), s’est beaucoup développé en France ces dernières années. Ce concept, apparu d’abord en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, permet à de jeunes entrepreneurs de trouver des fonds pour le démarrage de leur projet, par le biais d’une alternative au financement bancaire, plus traditionnel. En mars 2012, on recensait 500 plateformes de finance participative dans le monde, 25 en France.

 

Différents facteurs ont contribué au développement de ce nouveau mode de financement :

  • le développement d’Internet, et de ce fait de plateformes spécialisées permettant la mise en relation rapide et facile d’entrepreneurs avec des investisseurs potentiels
  • l’émergence de nouvelles attentes des épargnants vis-à-vis des placements qu’ils font avec leur argent (pouvoir choisir où va leur argent, faire un placement « utile », demande de proximité, de traçabilité, de transparence)
  • le développement de l’esprit d’entreprise, dans un contexte de crise (plus grande difficulté pour avoir accès à des financements « traditionnels »).

 

La finance participative s’organise autour de différents modèles :

1. Les dons : les particuliers font un don à un projet, et reçoivent bien souvent une contrepartie en nature.

Exemple : le site kisskissbankbank, plateforme de financement de projets « créatifs et innovants », qui a permis de financer 320 projets depuis sa création, avec un don moyen de 45€. Les projets concernés sont des créations indépendantes (spectacles, photos, etc.).

Remarque : La possibilité pour les particuliers de déduire de leurs impôts une partie des fonds donnés via ce type de plateformes constituerait un fort levier pour leur développement. 

 2. Les prêts gratuits : les particuliers prêtent de l’argent à un projet, sans contrepartie financière (principe de l’avance remboursable).

Exemple : le site Babyloan, qui a octroyé presque 1 000 microcrédits, pour un montant total de 3.7 millions d’euros depuis sa création.

Remarque : Les prêts gratuits peuvent être assimilés à des dons, dans la mesure où l’argent remboursé par l’entrepreneur peut permettre de financer un autre projet. Là encore, des mesures fiscales incitatives pourraient être mises en place par les pouvoirs publics. De plus, une entreprise n’a pour l’instant pas le droit de prêter des fonds à titre gratuit à un entrepreneur, alors qu’elles seraient nombreuses à être intéressées par ce concept.

3. Les prêts rémunérés : pour pouvoir proposer ce type de services aux particuliers, la plateforme de finance participative doit obtenir au préalable un « agrément d’établissement de crédit et de prestataire de services d’investissement » de la part de l’Autorité de Contrôle Prudentiel.

Exemple : le site Prêt d’Union, seul site en France ayant obtenu l’agrément nécessaire à ce jour. Cet intermédiaire de crédit à la consommation entre particuliers a financé 300 projets, pour un montant total de 2.5 millions d’euros. Les dossiers de demandes de prêts sont étudiés attentivement, et une très forte sélection des emprunteurs est effectuée (environ 1% des demandes reçues). Ce site s’adresse à des investisseurs avertis (actifs en Bourse, qui ont exercé une activité professionnelle dans la banque ou la finance, ou bien qui cherchent avant tout un bon rendement).

 4. Les investissements en fonds propres : les particuliers investissent dans le capital social d’une jeune entreprise en création. La réglementation en vigueur concernant l’appel public à l’épargne étant assez stricte, ces plateformes sont pour le moment limitées dans leur développement. Elles s’adressent à des investisseurs très qualifiés, capables d’appréhender les risques financiers qu’ils prennent.

Exemples : Le site Finance Utile, qui a permis à des start-ups de lever 2 millions de fonds auprès de particuliers.

Le site Fundme.fr, créé par deux étudiants d’Audencia Nantes, s’inscrit également dans cette dernière catégorie de plateformes de finance participative. L’entreprise recense les start-up prometteuses à la recherche de financements, et propose à des particuliers, investisseurs potentiels, l’accès à cette base de données et la mise en relation avec les start-up qui les intéressent. Ce service, totalement gratuit pour les start-up, a pour vocation de répondre aux problématiques de visibilité que peuvent avoir les jeunes entreprises françaises dans leur recherche de financements. L’entreprise est actuellement incubée au sein de l’incubateur Audencia Group.


Afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur les limitations réglementaires qui entravent le développement de ces plateformes spécialisées dans la finance participative, un Livre Blanc est en cours de rédaction. Il présentera, à la rentrée, des propositions d’assouplissement de la réglementation française susceptibles de faciliter l’activité de ces sites Internet, qui pourraient devenir des acteurs incontournables dans le développement économique des PME.

Peut-être un premier pas vers un équivalent français du JOBS Act mis en place aux Etats-Unis en avril dernier ?

 

N.B. : Finance participative et finance solidaire sont deux conceptions différentes du financement entre particuliers. La caractéristique première de la finance participative réside dans la possibilité pour l’investisseur de choisir où ira son argent (projet, entreprise). La finance solidaire permet quant à elle à des particuliers de soutenir des causes qui leur sont chères (ils ne peuvent pas forcément choisir le projet qui sera financé avec leur argent).

 

Sources : La Tribune, « Le crowdfunding français donne de la voix », 28/03/2012

L’AgefiHebdo, « La finance participative s’organise pour vivre », 31/05-06/06/12

Les Echos, « Le crédit entre particuliers fait sa percée en France », 24/05/2012

fundme.fr, kisskissbankbank.com, babyloan.org, crowdfunding.eu.com


Claire Spohr

L’appui à la création d’entreprise n’est pas nouveau à HEC, Telecom SudPAris et l’EFREI. Ces trois Grandes Ecoles le mettent en œuvre depuis de nombreuses années à travers leurs  incubateurs d’entreprises. La création de IES ! (réseau des Incubateurs de l’Enseignement Supérieur dont elles sont parmi les membres fondateurs) répond aussi à  ce vœu. La participation aux journées Plug and Start Campus entre aussi dans la continuité de cette logique.

Ces journées organisées par la Technopole de l’Aube (Troyes) auxquelles chaque Ecole partenaire est amenée à présenter 2 projets portés par leurs étudiants, doivent être à même de leur permettre de structurer, formaliser, développer et présenter leur création d’entreprise à des experts et un jury. Ces derniers vont les orienter et de les aider. En effet y participent des organismes tels que des banques, réseaux de Business angels, réseaux d’accompagnement, cabinets conseils…

Meilleures pratiques 
« Dès notre arrivée nous avons été totalement pris en charge par l’organisation de Plug ans Start, au niveau de l’hébergement et de l’intendance » indique Riwan Rejon étudiant EFREI et porteur du projet Be Here (gestion d’événements funéraires). « De cette manière nous n’avons à nous consacrer qu’a notre projet et à lui seul » complète t-il. « Les experts que nous rencontrons, y compris sur notre cœur de métier, nous ont énormément fait progresser, ils nous ont amené à modifier notre modèle afin de le rendre encore plus efficace » ajoute Grégoire Lopez, étudiant EFREI porteur du projet Fujin (solutions tactiles à destinations de restaurateurs). En effet tout est mis en œuvre sur place pour que les projets évoluent et surtout prennent une forme de maturité. Ceci explique pourquoi les journées Plug and Start ont été classées par l’European Business Centre Network parmi les 16 meilleures pratiques européennes dans le domaine de l’accompagnement de la création d’entreprises innovantes.

Sang neuf
Quelle est la motivation pour les écoles pour investir dans un tel évènement ?. « En fait à travers Plug and Start nous désirons aussi continuer ce qui est fait en interne, notamment en terme de développement des capacités d’initiatives et entrepreneuriale » précise Guilhem Bertholet en charge de l’incubateur d’ HEC. « Nous leur permettons de se mettre en posture de chef d’entreprise, mais c’est aussi pour nos étudiants l’occasion d’en rencontrer d’autres issus d’univers différents.  Enfin c’est aussi pour nous responsables d’incubateurs l’opportunité de parler avec nos collègues et d’échanger sur nos pratiques »  complète t-il.  

C’est ce même état d’esprit d’échanges qui a poussé Cèdre Participations (Créé à l’initiative des Anciens de l’EFREI, avec Alain Mathieu, son président) à intervenir à travers une conférence, sur la thématique des Business Angels au cours de la première journée de Plug and Start. Alain Mathieu précise « outre la transmission d’un message à de jeunes entrepreneurs, ma  participation comme conférencier m’a permis de tisser des liens, rencontrer des entreprises innovantes, échanger des pratiques ».

Un tel évènement auquel de nombreuses personnalités locales et nationales participaient est aussi, à n’en pas douter, une réelle opportunité de séduction pour la région de Troyes dans le cadre de sa reconversion industrielle. Mais il reste surtout un point d’échange et d’encouragement de l’entrepreneuriat étudiant.

Xavier Bouvier
Référent Entrepreneuriat
EFREI

 

L'EFREI appuie de longue date la création d'entreprise. " Nous avons voulu, depuis un peu plus d'an an être encore plus ambitieux dans cette démarche" déclare Eric Parlebas son Directeur, "Nous avons non seulement nommé un Responsable Entrepreneuriat au sein de l'Ecole, mais lui avons également demandé de mettre en place une véritable politique d'incubation" complète-t-il . Pour ce faire l'Ecole a investi, et assez lourdement : elle a acquis un bâtiment adjacent et l'a ensuite aménagé pour qu'il puisse accueillir une bonne douzaine d'entreprises. "Il a fallu remanier le batiment, l'équiper en accès internet et le rendre opérationnel" indique Frédéric Meunier le Président de l'Ecole, "il s'agit d'un investissement très important mais essentiel pour offir à nos étudiants ou Anciens un cadre à la mesure de leurs ambitions entrepreneuriales" ajoute-t-il.

Partenariats locaux et nationaux.

Un tel projet ne peut se faire sans mettre en place des partenariats importants, localement, régionalement et nationalement. L'EFREI est ainsi partenaire d'Audencia Nantes non seulement au niveau Académique (double diplôme) mais aussi pour l'appui à l'entrepreneuriat. "Nous incubons aussi à l'EFREI des entreprises créées par des étudiants d'Audencia Nantes" complète Xavier Bouvier en charge de l'Incubateur de l'EFREI. "Nous leur offrons un cadre et  un encadrement"  ajoute-t-il. "Certains de nos étudiants sont également incubés à Nantes à Audencia, et ceci crée des synergies : Les Etudiants en Ecole de Commerce recherchent en effet des ressources technologiques que nos Ingénieurs sont à même de leur apporter, et nos Ingénieurs recherchent souvent une expertise en matière de gestion ou de finances que des gestionnaires sont à même de leur fournir" complète-t-il. Ce type de rapprochement parfois aussi dicté par un impératif géographique, trouve ainsi tout son sens dans une possibilité de créer des synergies porteuses de valeur.

Dans sa volonté d'appuyer de "jeunes pousses" prometteuses, l'EFREI a reçu des appuis locaux tels que ceux de l'Agence de développement du Val de Marne et de l'agglomération du Val de Bièvre. Il est en effet clair qu'une fois lancées, ces jeunes entreprises, souvent technologiques, peuvent aussi envisager de rester et de se développer localement.

"Nous participons également au fonds d'investissement créé par les Anciens de l'Ecole, Cèdre Participations, phénomène encore trop rare pour être souligné" précise Xavier Bouvier. Ce fonds appuie des start ups issues de l'incubateur ou proches de la "famille EFREI", c'est un véritable booster pour les entreprises concernées. Outre l'appui, à nos jeunes pousses, des participants au fonds, qui sont tous ingénieurs Chefs d'entreprises ou en situation de responsabilités, l'intervention de Cèdre Participation donne  une crédibilité et peut même être un levier pour de futures levées de fonds" précise-t-il.

La participation de l'incubateur de l'EFREI  à IES! obéit aussi à cette logique, de réseau, de mises en relations, d'échanges de bonne pratiques et d'expériences.

Succès intéressants

Cette politique d'encadrement et d'appui de l'Ecole conduit à augmenter les chances de succès des entreprises incubées. "Nous avons depuis moins d'un an trois entreprises qui sont soit sorties de l'incubateur pour continuer leur développement dans des locaux extérieurs, soit sont en cours de sortie... et nous nous réjouissons d'un tel succès, d'autant que nous avons 5 demandes sérieuses d'entrées en incubation pour le mois de février 2011" indique Xavier Bouvier. "L'incubation à l'EFREI nous permet de bénéficier de locaux, d'appuis en terme de conseils, mais surtout d'un réseau qui se crée petit à petit" complète Boubacar Diallo de chez Kareea, jeune start up prometteuse. "Nous espérons nous aussi sortir "par la grande porte" et aller développer notre projet qui a déjà depuis quelques mois pu prendre une certaine envergure" . "Ce qui est intéressant, c'est que non seulement l'EFREI nous appuie, mais nous donne aussi l'occasion de partager notre passion entrepreneuriale avec des Etudiants qui parfois réfléchissent au fait de "créer leur boite", et partager notre passion pour l'entreprise est aussi un moyen de créer notre propre réseau" souligne Jean-Hadrien Chabran, un de ses associés.

Il est clair qu'une politique d'incubation n'est pas (seulement) qu'une affaire  de locaux, mais aussi d'appuis, de soutiens, de conseils et d'encouragements qui prennent du temps. C'est ce type d'expérience que IES! désire  mettre en valeur par son réseau. Ce n'est qu'à travers ces échanges de "bonnes pratiques" que chaque incubateur et responsable d'incubateur pourra évoluer et favoriser des succès entrepreneuriaux.

 

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